Née à Paris d'un père architecte, Michèle Battut fait ses études primaires dans le Pas-de-Calais avant d'entrer au Lycée Fénelon. Consacrant ses loisirs d'adolescente à la peinture, elle participe en 1962 à ses premiers Salons d'Arras, du Touquet et de Saint-Pol-sur-Ternoise qui lui décerne un premier prix de compositions décoratives. Elle entre l'année suivante à l'Académie de la Grande Chaumière, fréquentant en même temps le tout aussi mythique cours d'art dramatique de René Simon, ce qui lui vaudra des rôles dans des courts métrages. Elle entre en 1964 à l'École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris dont elle est diplômée d'arts plastiques en 1969. Dès l'année suivante, elle devient artiste permanent de la galerie Artcurial à Paris, attirant l'attention de Frédéric Mégret dans le Figaro littéraire. Elle est en 1971 lauréate de la Casa de Velasquez à Madrid, qui, comme Villa Médicis à Rome, est la consécration des jeunes artistes. Elle devient Sociétaire en 1972 du Salon d'automne et l'année suivante du Salon des artistes français.

Elle enchaîne dès lors les récompenses :

- 1973 Prix des jeunes au Salon des femmes peintres
1975 Prix de la Jeune peinture du Salon d'automne
Prix Rocheron
Prix St-Pierre et Miquelon
1978 Prix de la Guadeloupe
1980 Prix de la Coopération décerné par la Société internationale des Beaux-arts
1983 Prix Paul Chabas décerné par l'Institut de France
Prix Taylor
1985 Prix Fould Stubey
1986 Médaille d'honneur au Salon des artistes français
Prix Table Ronde
1987 Premier grand prix de France des arts plastiques
Prix de la Société des bains de mer de Monaco
Prix Lion's Club
1996 Prix de la Critique
- Mai 2019 Élue membre de l’Academie de la Marine

Jusqu'en 2003 où elle est la seconde femme à être nommée dans le corps des Peintres Officiels de la Marine.
Michèle Battut participe depuis les années 1970 à tous les grands salons de Société parisiens, Société Nationale des Beaux-Arts, Artistes Français, Comparaison, et au Salon, de la Marine, ainsi que, le plus souvent au titre d'invitée d'Honneur, à une succession de salons chaque année en région parisienne ou en province.

Simultanément, elle expose régulièrement à titre personnel, souvent en permanence voire en exclusivité dans les plus célèbres galeries internationales : Depuis 1974 Artcurial, Paris, 1983 Wally Finlay, Paris et Terre des Arts, Paris, depuis 1994 Galerie Tosaka, Paris, Primax, Tokyo, Osaka, Sendai, Hiroshima et Beverly Hills, 2003-2009, Opera Gallery à Dubaï, depuis 2016 Chetkin Gallery à New-York où elle a encore exposé en novembre dernier. Ses expositions et son goût des voyages lui ont fait chercher son inspiration au Maroc, en Tunisie, en Italie, en Grèce, aux États-Unis et au Canada, en Roumanie, en Thaïlande, en Inde, au Pérou, en Equateur et aux Galapagos, au Moyen-Orient, en Chine et surtout au Japon où elle retourne régulièrement. Elle puise dans ces atmosphères une inspiration saluée par les critiques qui ont rapproché sa démarche artistique onirique de celles de Magritte et de Paul Delvaux. Irène Frain a évoqué ses paysages de rêve, les plus insaisissables. La précision de son geste artistique permet aussi bien à Michèle Battut, familière des conférences de I'IHEDN, de s'extraire de son réalisme imaginaire pour rendre la puissance tranquille d'un navire de guerre, se fondant admirablement dans le corps des Peintres Officiels de la Marine. Elle a embarqué en mission à bord de la Jeanne d'Arc et du BPC Dixmude. a participé à plusieurs ateliers collectifs des Peintres Officiels de la Marine le long du littoral, donnant lieu à des éditions. Elle a par ailleurs illustré des livres édités par l'Unesco, les Éditions Terre des Arts, Effa, Le club du livre, les éditions Gallimard/Rombaldi, Ars Pro Vita et Shakogun au Japon.

Plusieurs ouvrages lui ont été consacrés en 1972 par les Éditions Artcurial, en 1986 par les Editions Playtime, et en 2000 par les Éditions Jean-Pierre Delville. En 2005, Jean Desvilles a réalisé sur Michèle Battut un film de 40' : Au-delà du réel